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La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

RV sur le blog d'une curieuse ! Curieuse de TOUT ! Tout m'intéresse ! Difficile à gérer ! Esthète, aussi, je vais spontanément vers les arts (peinture, sculpture, dessin, photo, la danse classique et l'opéra passionément !...) Mais, les sujets de société, notre alimentation, notre santé, le règne animal, l'environnement m'interpellent tout autant ! Et puis, j'ai mes révoltes !... )

Publié le par Daniele
Publié dans : #PSY..., #SCIENCE, #SANTE - BEAUTE - BIEN-ÊTRE

Un stress intense ou traumatisme entraîne aussi des effets à retardement sur le cerveau, que des chercheurs indiens ont identifié.

Le stress intense a induit chez le rat la formation de nouvelles connexions nerveuses ou synapses dans l'amygdale. © INSERM, E. EUGÈNE

Le stress intense a induit chez le rat la formation de nouvelles connexions nerveuses ou synapses dans l'amygdale. © INSERM, E. EUGÈNE

C'est un traumatisme que Mme M. n'oubliera jamais :
ce jour-là, elle se rend au marché et arpente les stands situés le long d'une route très fréquentée, lorsqu'un cycliste saisit soudainement la chaîne qu'elle porte autour de son cou. Elle trébuche et tombe à genoux, la chaîne se casse presque immédiatement.
Heureusement, elle ne souffre pas de séquelles physiques, hormis une légère blessure au cou.
Toutefois, cet épisode de stress intense laissera chez elle des traces psychiques qui dureront plusieurs mois, mais qui ne débuteront pas immédiatement, seulement au bout de dix jours environ.
 
D'où provient cet effet à retardement dans le cerveau ? C'est ce qu'ont voulu déterminer des chercheurs indiens du Centre national des sciences biologiques de Bangalore, dans la revue 'Physiological Reports'.

Une hausse de l'activité électrique dans l'amygdale

Pour Mme M., le traumatisme s'est matérialisé sous forme de cauchemars quotidiens dix jours après l'incident :
dans son sommeil, elle luttait en hurlant contre des voleurs sous formes de fantômes attachés à des chaînes. Chaque combat la nuit la rendait en colère et déprimée le jour.
 
Chez le rat, les chercheurs indiens ont constaté qu'une dizaine de jours après le traumatisme, une région du cerveau commence à enregistrer une augmentation de son activité électrique :
l'amygdale (*), connue pour jouer des rôles clés dans les réactions émotionnelles, la mémoire et la prise de décisions.
Ce changement d'activité est lié à la surexpression d'une protéine dès le moment de la période stressante, le récepteur NMDA (N-méthyl-D-aspartate), située au niveau des neurones et cruciale pour la mémorisation.
 
Il était déjà connu que les changements dans l’amygdale étaient liés au développement du syndrome de stress post-traumatique (SSPT), un trouble qui se développe de manière différée après une expérience angoissante.
"Nous savons que l'amygdale est hyperactive chez les patients souffrant de SSPT, mais l'on ne connait pas précisément le mécanisme entrant en jeu", précise dans un communiqué Sumantra Chattarji, principal auteur de l'étude.
 
Grâce à cette expérience, le processus s'éclaire :
le stress intense a induit chez le rat non seulement une hausse de l'activité électrique mais également la formation de nouvelles connexions nerveuses ou synapses dans l'amygdale. Lorsque les chercheurs ont induit le blocage du récepteur NMDA au cours de la période stressante, ils sont parvenus à empêcher la formation de ces nouvelles synapses et à stopper l’augmentation de l’activité électrique dans cette région du cerveau.
 
Une piste de traitement pour bloquer les effets du stress post-traumatique ?
"Nous devons notamment déterminer combien de temps après le stress il est nécessaire de maintenir le blocage du récepteur pour établir une thérapie efficace", conclut Sumantra Chattarji.
 
 
 
Le 09.01.2017 à 09h52
sciencesetavenir.fr
 
 
 

*Amygdale (cerveau)

 

L'amygdale ou complexe amygdalien est un noyau pair situé dans la région antéro-interne du lobe temporal au sein de l'uncus, en avant de l'hippocampe et sous le cortex péri-amygdalien.

Elle fait partie du système limbique et est impliquée dans la reconnaissance et l'évaluation de la valence émotionnelle des stimuli sensoriels, dans l'apprentissage associatif et dans les réponses comportementales et végétatives associées en particulier dans la peur et l'anxiété.
 
L'amygdale fonctionnerait comme un système d'alerte et serait également impliquée dans la détection du plaisir.

Le terme d'amygdale est emprunté au latin amygdala "amande", lui-même emprunté au grec ἀμυγδάλη "amande". Le physiologiste allemand Burdach (1776-1847) est considéré comme le premier à avoir employé le terme d'amygdala pour décrire une formation de matière grise en forme d'amande dans la position antérieure du lobe temporal.
Position de l'amygdale dans le cerveau vu de dessous

Position de l'amygdale dans le cerveau vu de dessous

Coupe coronale au niveau de l'amygdale

Coupe coronale au niveau de l'amygdale

 

 

 

Source Wikipédia

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My name is Danièle...

Hypersensible, hyperémotive, je suis une écorchée vive. Franche et sincère, l'injustice, la malhonnêteté, le mensonge me révoltent... Point fort : courageuse. Point faible : l'affectif est mon talon d'Achille ! Mes refuges : le beau, l'élégant, le rare, le précieux, l'amitié, le partage... La nature, les animaux...

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