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La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

RV sur le blog d'une curieuse ! Curieuse de TOUT ! Tout m'intéresse ! Difficile à gérer ! Esthète, aussi, je vais spontanément vers les arts (peinture, sculpture, dessin, photo, la danse classique et l'opéra passionément !...) Mais, les sujets de société, notre alimentation, notre santé, le règne animal, l'environnement m'interpellent tout autant ! Et puis, j'ai mes révoltes !... )

Publié le par Daniele
Publié dans : #RETROMANIA, #LA GAZETTE DES ARTS, #CULTURE ET POESIE..., #BAVARDAGES & CAQUETAGES !
D'origine métissée afro-américaine et amérindienne des Appalaches, elle est souvent considérée comme la première célébrité noire.
 
Elle prend la nationalité française en 1937 et, pendant la Seconde Guerre mondiale, joue un rôle important dans la résistance à l'occupant. Elle utilisera ensuite sa grande popularité dans la lutte contre le racisme, et pour l'émancipation des Noirs, en particulier en soutenant le Mouvement des droits civiques de Martin Luther King.
Josephine Baker - Freda Josephine McDonald en 1949.

Josephine Baker - Freda Josephine McDonald en 1949.

Les débuts au Music Hall

Artiste de rue

Après la fin de son premier mariage, en 1920, Joséphine Baker, qui danse depuis qu'elle est toute petite , rejoint un trio d'artistes de rue appelé le Jones Family Band, qui est ensuite intégré dans la troupe itinérante des Dixie Steppers .
 
C'est au moment où leur tournée s'arrête à Philadelphie que Joséphine fait la rencontre de Willie Baker, qu'elle épouse en 1921 et avec qui elle s'installe .
Pour gagner sa vie, elle danse au 'Standard Theater', où elle gagne 10 dollars par semaine .
Joséphine Baker en costume burlesque en 1927 // Photo de Walery. Domaine Public

Joséphine Baker en costume burlesque en 1927 // Photo de Walery. Domaine Public

Danseuse à Broadway

Mais Joséphine Baker voit grand, et l'envie de danser à Broadway la pousse, âgée d'à peine 16 ans, à quitter son second mari pour aller tenter sa chance à New York.
Une fois sur place, elle met peu de temps à se présenter au Music Hall de Broadway, sur la 63ème rue. Là, elle essuie plusieurs refus de la part du directeur avant d'enfin se voir offrir un rôle sommaire.
Elle joint donc la troupe de la comédie musicale 'Shuffle Along', un spectacle populaire à la distribution entièrement noire.
 
Au bout de deux ans de tournée, elle change d’allégeance et s'associe aux 'Chocolate Dandies', qu'elle quitte à leur tour pour entrer au 'Plantation Club', où elle fait la rencontre de Caroline Dudley Reagan.
 
Cette mondaine, épouse de l'attaché commercial de l'ambassade américaine à Paris Donald J. Reagan, voit en Joséphine Baker un grand potentiel. Elle lui offre donc un salaire de 250 dollars par semaine si celle-ci accepte de la suivre en France, où Reagan veut monter un spectacle dont Joséphine Baker sera la vedette et qui fera d'elle une star :
'la Revue nègre'.
Joséphine BAKER - Ses débuts au Music-Hall
Josephine Baker
dansant le Charleston aux Folies-Bergère à Paris
lors de "La Revue Nègre ".
 
Janvier 1926 - Auteur Walery (Domaine Public).
 

Le choix de la France

Le 25 septembre 1925, le "Berengaria", bateau sur lequel Joséphine Baker a effectué la traversée, arrive au port de Cherbourg.
 
Le temps de se rendre à Paris et, très vite, les répétitions commencent. Le 2 octobre 1925 , elle passe en première partie dans la 'Revue nègre' au Théâtre des Champs-Élysées.
Vêtue d'un simple pagne de fausses bananes, elle danse sur un rythme de charleston — musique alors encore inconnue en Europe — l'interprétation d'un tableau baptisé 'La Danse sauvage'.

Le scandale fait rapidement place à l'engouement général. Elle devient l'égérie des cubistes qui vénèrent son style et ses formes, et suscite l'enthousiasme des Parisiens pour le jazz et les musiques noires. À cette époque, elle rencontre Georges Simenon, qu'elle engage comme secrétaire.
"La revue nègre"

Le succès réservé à Joséphine Baker, la Revue nègre s'inscrit dans la "vision bienveillante et condescendante envers les Noirs (ou les colonisés en général)" des Français des Années folles, "qui a succédé dans certains discours à celle de la peur du sauvage, plus caractéristique de la Belle Époque", selon Sophie Jacotot .
 
Il est cependant juste d'affirmer que ce personnage de la sauvageonne, aussi réducteur soit-il, a permis de faire de Joséphine Baker la pionnière de ce qui est qualifié par certains comme une 'Renaissance Nègre' basée sur un mélange de jazz, de dadaïsme, d'art nègre et de cubisme .

En 1926, elle rencontre un ancien tailleur de pierre originaire de Sicile, souvent qualifié de "gigolo", Giuseppe Abatino avec qui elle commence une liaison qui dure jusqu'en 1936 .
Pendant cette période, il est son imprésario, son manager, son mentor.
Leur relation correspond à la période de l'ascension de Joséphine Baker.
 
Après une tournée en Europe, Joséphine Baker mène la revue des "Folies Bergère" de 1927 accompagnée d'un léopard, dont l'humeur fantasque terrorise l'orchestre et fait frémir le public et cette même année, la jeune star se lance dans la chanson et suivant les conseils de Giuseppe elle participe au film 'La Sirène des tropiques'.
 
Avec Josephine, Giuseppe ouvre le club "Chez Joséphine" et organise la tournée mondiale de la chanteuse en 1928.
APRES // AVANT
APRES // AVANT

APRES // AVANT

Josephine Baker
figure emblématique des "Années Folles"
dans "La Revue des Revues".
 
Janvier 1927, par Walery. Domaine Public. 

 

 

 

Sources Wikipédia et diverses photos du Net
remaniées par l'auteure.

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My name is Danièle...

Hypersensible, hyperémotive, je suis une écorchée vive. Franche et sincère, l'injustice, la malhonnêteté, le mensonge me révoltent... Point fort : courageuse. Point faible : l'affectif est mon talon d'Achille ! Mes refuges : le beau, l'élégant, le rare, le précieux, l'amitié, le partage... La nature, les animaux...

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