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La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

RV sur le blog d'une curieuse ! Curieuse de TOUT ! Tout m'intéresse ! Difficile à gérer ! Esthète, aussi, je vais spontanément vers les arts (peinture, sculpture, dessin, photo, la danse classique et l'opéra passionément !...) Mais, les sujets de société, notre alimentation, notre santé, le règne animal, l'environnement m'interpellent tout autant ! Et puis, j'ai mes révoltes !... )

Bienvenue à Xilitla, au centre du Mexique. Au début des années 1960, la beauté naturelle des montagnes luxuriantes inspire l’excentrique artiste anglais Edward James (1907-1984), qui décide d’y créer son jardin d’Éden, baptisé Las Pozas, « les Bassins ». Aménagé dans une forêt tropicale humide, juste à l’extérieur de la ville, ce jardin extraordinaire comporte plus de 32 hectares de cascades et de bassins parsemés de sculptures surréalistes en béton.

Pour Edward James, le jardin devrait être un « sanctuaire » habité par ses idées et ses chimères. Ici, la maison des perroquets. La totalité des 36 structures est composée de béton et de métal. | Raphaël Laurent

Pour Edward James, le jardin devrait être un « sanctuaire » habité par ses idées et ses chimères. Ici, la maison des perroquets. La totalité des 36 structures est composée de béton et de métal. | Raphaël Laurent

Novembre 1945. Le poète millionnaire Edward James arpente les montagnes mexicaines à la recherche d’un espace. Le principal mécène du mouvement surréaliste veut créer un « jardin d’Eden ».
C’est à Xilitla, village perché à 650 m dans une forêt semi-tropicale de l’État de San Luis Potosí, que le Britannique va trouver ce qui deviendra son paradis.
Au Mexique, ce jardin en pleine forêt tropicale est surréaliste !
Les premières années, il plante près de 29 000 orchidées et s’entoure d’animaux exotiques, perroquets, boas, tortues, flamands toucans…
En 1962, il entame la construction d’une multitude de structures en béton, d’inspiration surréaliste.
 
Une trentaine de structures surprenantes mais également un dédale de colonnes qui ne soutiennent rien, des escaliers qui ne mènent nulle part, des piscines artificielles, des cascades. Un labyrinthe surréaliste de plus de 37 hectares au cœur d’une végétation luxuriante.
La construction du jardin (Photo : Raphaël Laurent)

La construction du jardin (Photo : Raphaël Laurent)

La construction du jardin a coûté plus de 5 millions de dollars. Pour la financer, Edward James, fils d’un riche propriétaire immobilier américain, vend aux enchères sa collection d’œuvres surréalistes dont des toiles de Picasso, Giacometti ou Max Ernst.
Le poète est connu notamment pour avoir financé et aidé Salvador Dali et René Magritte
Les travaux commencent en 1950  (Photo : Raphaël Laurent)

Les travaux commencent en 1950 (Photo : Raphaël Laurent)

Les travaux commencent en 1950 par la construction des terrasses et des murs.
En 1984, lorsque Edward James décède à l’âge de 77 ans, le chantier n’est toujours pas terminé. Pour lui, le jardin devrait être un « sanctuaire » habité par ses idées et ses chimères. La totalité des 36 structures est composée de béton et de métal. 
D’abord pressenti en Californie, le jardin est finalement réalisé au Mexique (Photo : Raphaël Laurent)

D’abord pressenti en Californie, le jardin est finalement réalisé au Mexique (Photo : Raphaël Laurent)

D’abord pressenti en Californie, le jardin est finalement réalisé au Mexique, « plus romantique » pour Edward James.
Xilitla, 650 m d’altitude, se trouve dans le massif de la Huasteca Potosina. Une des régions les plus humides du pays. 

 

La piscine en forme d’œil.  (Photo : Raphaël Laurent)

La piscine en forme d’œil. (Photo : Raphaël Laurent)

La piscine en forme d’œil. Edward se baignait dans ce qui symbolise l’iris. Le reste de l’œil était destiné à des poissons exotiques.
 
Le jardin d’Edward James s’ouvre au public en 1991. (Photo : Raphaël Laurent)

Le jardin d’Edward James s’ouvre au public en 1991. (Photo : Raphaël Laurent)

Le jardin d’Edward James s’ouvre au public en 1991.
Aujourd’hui, environ 720 000 personnes le visitent chaque année.
 
Pourtant, peu de touristes étrangers visitent ce lieu éloigné des circuits touristiques traditionnels. 
Le réseau de cascades naturelles et d’étangs.  (Photo : Raphaël Laurent)

Le réseau de cascades naturelles et d’étangs. (Photo : Raphaël Laurent)

Le réseau de cascades naturelles et d’étangs qui borde la propriété a donné son nom au site : Las Pozas (« Les Bassins »). 
Le Palais de bambou.  (Photo : Raphaël Laurent)

Le Palais de bambou. (Photo : Raphaël Laurent)

Le Palais de bambou. La plus haute structure du jardin. 
L’Escalier vers le paradis.  (Photo : Raphaël Laurent)

L’Escalier vers le paradis. (Photo : Raphaël Laurent)

L’Escalier vers le paradis.
Les noms sont aussi surréalistes que les structures : « La maison de trois étages qui pourraient être cinq », « Le lieu avec un toit de baleine », « Le chemin des sept péchés capitaux ». 
 
 
 

Mexique - Publié le 09/09/2016 à 22:00
 

 

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My name is Danièle...

Hypersensible, hyperémotive, je suis une écorchée vive. Franche et sincère, l'injustice, la malhonnêteté, le mensonge me révoltent... Point fort : courageuse. Point faible : l'affectif est mon talon d'Achille ! Mes refuges : le beau, l'élégant, le rare, le précieux, l'amitié, le partage... La nature, les animaux...

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