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La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

RV sur le blog d'une curieuse ! Curieuse de TOUT ! Tout m'intéresse ! Difficile à gérer ! Esthète, aussi, je vais spontanément vers les arts (peinture, sculpture, dessin, photo, la danse classique et l'opéra passionément !...) Mais, les sujets de société, notre alimentation, notre santé, le règne animal, l'environnement m'interpellent tout autant ! Et puis, j'ai mes révoltes !... )

Publié le par Danièle
Publié dans : #INSPIRATION FLAMENCO, #LA GAZETTE DES ARTS, #LA DANSE...

Carmen Amaya, une des figures les plus importantes de l’histoire du flamenco, dont la danse, la passion, l’art et l’embrujo ont élevé la mythologie du flamenco au plus haut.

Carmen AMAYA

Carmen AMAYA

“ Elle est la plus artiste des danseurs, et la plus brillante des artistes”
Orson Welles
 
 
“ De Carmen il y à beaucoup a voir, beaucoup à admirer et beaucoup à apprendre ...”
Fred Astaire
 
 
“C'est un volcán éclairage pour superbe flammes de la musique espagnole”
Charles Chaplin
 
 
“Elle est une artiste, et si ce n'est pas assez, une artiste unique, parce qu´elle est inimitable”
Greta Garbo
 
 
“Carmen Amaya est la grêle sur la vitre d'une fenêtre, le cri d'une hirondelle, une cigarette fumée par une femme rêveuse, une tempête d'applaudissements...”
Jean Cocteau
 
 
“Dans Carmen Amaya vous pouvez voir la conviction étonnante avec la danse. Gypsy maigre, mince, petit, presque désincarnée, brune, avec le visage d'idole tragique, les pommettes asiatiques, les grands yeux pleins de présages longues...”
Vicente Marrero
 
Carmen AMAYA  and The GYPSY GAZE - Photo & Courtesy by New-York Public Library for perforrming art

Carmen AMAYA and The GYPSY GAZE - Photo & Courtesy by New-York Public Library for perforrming art

 
Notice biographique de Carmen Amaya
 
par Montse Madridejos Mora et David Pérez Merinero
pour El Tablao de Carmen
 
Carmen Amaya fut la plus universelle des bailaoras de flamenco. Elle naquit à Barcelone, probablement en 1918, et non en 1913, comme il a souvent été écrit sans grand fondement. Elle grandit dans l’enchevêtrement des baraques misérables qui se serraient sur la plage du Somorrostro, là où se trouvent aujourd’hui la plage Nova Icària et le Bogatell.
 
Son père, José Amaya Amaya, dit El Chino, était guitariste professionnel et accompagna sa fille sa vie durant.
Sa mère, Micaela Amaya Moreno, était bailaora occasionnelle de zambras, mais uniquement dans l’intimité du cercle familial.
Le couple Amaya eut, que l’on sache, 7 enfants, dans cet ordre : Paco, Carmen, Antonia, Leonor, José, Antonio et María.
Tous consacrèrent leur vie professionnelle au flamenco, sauf le petit José, dont on perd toute trace dès ses premières années de vie.
 
Paco fut guitariste et Carmen, Antonia, Leonor, Antonio et María se consacrèrent à la danse, et de façon sporadique, au chant, dans le cas de Carmen et Leonor.
Leur tante maternelle, Juana Amaya, dite La Faraona, fut, par contre, très connue pour son port altier et ses talents de danseuse. Dès le milieu des années vingt, la petite Carmencita Amaya monte sur les planches barcelonaises avec son père et sa tante.
Années 20. Carmen Amaya au tablao barcelonais Villa Rosa ; quatrième assise en partant de la droite. Au premier plan, Concha Borrull ; debout au fond à gauche, Juana La Faraona.

Années 20. Carmen Amaya au tablao barcelonais Villa Rosa ; quatrième assise en partant de la droite. Au premier plan, Concha Borrull ; debout au fond à gauche, Juana La Faraona.

Carmen AMAYA - Bailaora
Carmen AMAYA - Bailaora
C’est en 1929 que démarre sa carrière internationale :
elle est engagée, aux côtés de sa tante Juana et de sa cousine María, pour participer à Paris au spectacle París-Madrid de la chanteuse Raquel Meller.
 
Profitant de leur séjour à Paris, le réalisateur Benito Perojo choisit également le Trio Amaya pour apporter un air « flamenco » à certaines scènes de son film 'La Bodega'.
L’apparition de Carmen Amaya dansant la zambra dans ce film a en 1929 peut être considérée comme la meilleure preuve qu’elle n’est pas née en 1913. La petite fille, très jeune, qui danse avec sa tante et sa cousine, semble avoir guère plus de 10 ans.
 
À leur retour à Barcelone, elles continuent à se produire dans tous les théâtres possibles, au Bar del Manquet, au Cangrejo Flamenco, à l’Edén, au Teatro Circo Barcelonés, au bar de Juanito El Dorado ou dans la très célèbre Villa Rosa, gérée par la famille Borrull.
 
 En 1931, le journaliste Sebastià Gasch, chroniqueur de la nuit barcelonaise et spécialiste du flamenco, découvre et décrit l’art d’une petite gitane aux danses ensorcelantes, dans la revue Mirador :
"À La Taurina il faut avoir de la chance et venir au bon moment. Car certains soirs, trop rares, Carmencita danse. Il est difficile de trouver les mots pour raconter cette merveille. Imaginez une petite gitane d’environ quatorze ans assise sur scène. Carmencita reste impassible, droite, altière et noble, d’une noblesse raciale indéfinissable, hermétique, absente à tout et à tous, seule avec son inspiration, dans une attitude figée pour permettre à l’âme de s’élever vers des régions inaccessibles. Soudain, un saut. Et la petite gitane danse. Indescriptible. Une âme. Une âme pure."
 
À partir de 1934, spectacles et succès s’enchaînent, alors qu’elle est appelée La Capitana.
Elle fait une brève apparition dans le film de José Buchs Dos mujeres y un Don Juan et partage la scène avec les plus grandes figures du flamenco de cette époque :
La Niña de los Peines, Manuel Vallejo, Manuel Torres, José Cepero, les Borrull, Pastora Imperio, Niño Ricardo, Montoya ou Sabicas, qui deviendra pendant de nombreuses années son partenaire artistique à la guitare.
 
Son envol définitif, au niveau national, se produit en 1935, année où elle est engagée par le réalisateur José Luis Sáenz de Heredia comme artiste invitée dans le film 'La hija de Juan Simón' et par Jerónimo Mihura pour son court-métrage 'Don Viudo de Rodríguez'.
 
En 1936, avec une partie de sa famille, elle part pour Buenos Aires, où ses danses font sensation, surtout au Théâtre Maravillas, si bien qu’elle prolonge ses spectacles pendant une année entière. Son succès à Buenos Aires la mène à se produire sur tout le continent américain : en Uruguay, au Chili, au Pérou, au Brésil, en Colombie, en Équateur, au Venezuela, en République dominicaine, à Cuba, ainsi qu’au Mexique.
 
Pendant son séjour à Cuba, en 1939, elle tourne le petit court-métrage 'El Embrujo del Fandango' '
 
Ils débarquent à New York en décembre 1940 où, emmenés par l’impresario et manager de stars Sol Hurok, ils débutent au cabaret Beachcomber le 17 janvier 1941.
C’est ici que commence l'âge d'or de la carrière artistique de Carmen Amaya.
La revue LIFE lui consacra un long reportage illustré de magnifiques photos de Gyon Mili, qui furent exposées au MOMA. Toujours avec Hurok, ils participent au documentaire Original Gypsy Dances qui lui sert de carte de visite pour le public new-yorkais. Elle enregistre avec sa compagnie les Flamencan Songs and Dances I et II pour la maison de disques Decca en juin 1941. Elle abandonne le cabaret et débute, en star, au Carnegie Hall de New York avec Antonio Triana en janvier 1942. Elle est invitée à danser lors du President’s Birthday Ball, la fête de bienfaisance donnée à chaque anniversaire du président F.D. Roosevelt,
 
en 1943. La même année, elle donne la première de sa version de El Amor Brujo devant 20 000 spectateurs dans l’immense Hollywood Bowl de Los Angeles et en profite pour enregistrer ses danses dans les films Knickerbocker Holiday (1944), Follow the Boys (1944) et See My Lawyer (1945).
 
Sa légende n’a désormais plus de frontière.
 
 
Pendant ses dernières années de vie, elle poursuit les spectacles, sans répit, à nouveau aux États-Unis, au Mexique, au Venezuela, à Puerto Rico, en Uruguay et en France.
 
En Espagne, elle enchaîne les tournées à Palma de Majorque et sur la Costa Brava, où elle finit par acheter un joli mas, le Mas Pinc de Begur (Gérone), pour se reposer entre les brefs interludes de ses exténuantes tournées mondiales.
 
Sa maladie des reins commence à s’aggraver en 1963. Cette même année elle tourne celui qui sera son dernier film : 'Los Tarantos' de Francisco Rovira Beleta.
Carmen ne verra pas l’avant-première, mais le film est resté comme son grand testament cinématographique. Un jeu tout en émotion, dramatique, avec des danses inoubliables, comme les bulerías de la plage ou le taranto du Bar Las Guapas.
 
 
 
 
Source texte : 'El Tablao de Carmen Amaya'
Photos du Web
 
Carmen AMAYA - Bailaora
Carmen AMAYA
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My name is Danièle...

Hypersensible, hyperémotive, je suis une écorchée vive. Franche et sincère, l'injustice, la malhonnêteté, le mensonge me révoltent... Point fort : courageuse. Point faible : l'affectif est mon talon d'Achille ! Mes refuges : le beau, l'élégant, le rare, le précieux, l'amitié, le partage... La nature, les animaux...

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