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La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

RV sur le blog d'une curieuse ! Curieuse de TOUT ! Tout m'intéresse ! Difficile à gérer ! Esthète, aussi, je vais spontanément vers les arts (peinture, sculpture, dessin, photo, la danse classique et l'opéra passionément !...) Mais, les sujets de société, notre alimentation, notre santé, le règne animal, l'environnement m'interpellent tout autant ! Et puis, j'ai mes révoltes !... )

Publié le par Danièle
Publié dans : #LA GAZETTE DES ARTS, #BAVARDAGES & CAQUETAGES !

L'artiste préfère l'épreuve de la scène à l'exercice de la promotion !

 

 

A 43 ans, « l‘ex-chan­teur à minettes » sort un nouvel album révé­lant en auteur mûr et un père de famille appri­voi­sant la sagesse. 
 
En ce matin de mai où Calo­gero tourne le clip de son nouveau titre, Un jour au mauvais endroit, le vent venu des montagnes alen­tours lui murmure la valse à mille temps d’un passé tout à la fois proche et loin­tain.
En hommage à son maître, le génial mélo­diste Ennio Morri­cone, l’ar­tiste replonge dans le « Il était une fois Echi­rolles » de son enfance, cette banlieue greno­bloise où il est né, qu’il a quit­tée à dix-sept ans, et où il est revenu travailler pour les besoins de son sixième album, Les feux d'arti­fices (distri­bué par Poly­dor).
Les montagnes rocheuses des cités avec leurs trafics et leurs guets-apens. Ses rodéos timides avec des filles draguées dans les saloons du Far West de son adoles­cence.
 
Papa, le peintre en bâti­ment commu­niste, qui chante le folk­lore et le bel canto dans les MJC de la région Dauphiné, voyant bien son fils maçon mais lui révé­lant sa voca­tion en lui offrant un petit orgue d’ap­par­te­ment pour ses six ans…
 
Que de chemin parcouru !
Que de succès rencon­trés dans la vaste carrière du monde. Que de pièges évités avec toujours cette certi­tude qu’il ne pouvait que rester fidèle à son milieu, à sa famille, à son clan de Sici­liens. A quarante-trois ans, Calo­gero Joseph Salva­tore Maurici ressemble de plus en plus aux hommes de Somma­tino, le village de ses origines. Comme eux, il parle peu et s’ha­bille toujours en noir, son visage s’est légè­re­ment creusé avec l’âge, son regard assom­bri reflète les préoc­cu­pa­tions plus graves d’un artiste dont les chan­sons moins gimmick montrent qu’il a défi­ni­ti­ve­ment quitté ses habits de jeune premier.
 
« Mon prochain album est engagé socia­le­ment, préve­nait-il fin juillet dans les pages du Nouvel Obser­va­teur. C’est normal, la pater­nité a fait de moi un anxieux. Je ne suis pas du genre à dire que c’était mieux avant, mais il m’ar­rive de le penser face à la bana­li­sa­tion de la violence au cinéma ou dans les jeux vidéo ».
 
Avant, juste­ment, il se serait posé la ques­tion de savoir si ses mots ne sonnaient pas un peu réac, un peu cliché, un peu préten­tieux. Il aurait demandé leur avis aux jour­na­listes venus l’in­ter­vie­wer.
 
Main­te­nant, il assume ses opinions. Plus dans l’être. Moins dans l’ap­pa­rence, la frime, les paillettes, comme à l’époque de Pascal Obispo, le mentor de ses débuts, éclipsé par son élève, dès 2004, avec En apesan­teur, le tube qui a valu à Calo l’étiquette de chan­teur à minettes.
 
« En vérité, j’ai toujours été un type simple, facile à vivre », se défend-il.
 
En témoigne, le clip de Sylvain Bergère, les tapes amicales échan­gées avec ses oncles, figu­rants sur le tour­nage, fiers de ce neveu resté si proche et qui, avec presque deux millions d’eu­ros empo­chés, en 2010, a gagné plus d’argent en un an que le clan en une vie.
Par atavisme, ils lui ont commu­niqué la modes­tie prudente d’une star encore plus aimée par ses voisins de quar­tier que par ses fans, ce manque de confiance en soi qui le fait encore souf­frir parfois du complexe de l’im­mi­gré. Et peut-être aussi son étrange manière de se compor­ter avec les femmes, tantôt roman­tique, tantôt fata­liste, voire maladroit comme il le fut avec son épouse, Hortense Estève, la mère de ses deux filles, Nina (dix ans) et Romy (six ans), rame­nant leur sépa­ra­tion après sept ans de vie commune à « quelque chose d’ex­trê­me­ment banal qui arrive à plein de gens ».
La pudeur est souvent piètre oratri­ce…
 
« Charly ! »
L’apos­trophe amicale vient d’un ancien cama­rade embau­ché lui aussi à l’oc­ca­sion du retour de l’en­fant prodige d’Echi­rolles.
 
« Sans ma grand-mère, c’était le prénom fran­cisé choisi pour moi par mes parents », s’est-il déjà expliqué.
 
On le sent un peu gêné par cette ombre consti­tu­tive de soi-même et refai­sant soudain surface. Il y a sans doute du Charly dans ce person­nage un peu tiède, oppor­tu­niste, le cul toujours entre deux chaises, que stig­ma­tisent ses enne­mis. Ou dans ce garçon discret et réservé, atten­dris­sant et froid à la fois, décrit par ses potes. Charly, l’en­fant choyé d’amour, celui qui, dit-il :
 
« N’avait pas besoin d’être coura­geux parce que mes grands frères me défen­daient, les aînés seuls devant savoir se battre ».
 
Aujourd’­hui encore, Charly roule parfois des méca­niques. Il clame qu’il est un taureau sur scène. Il assure que la musique lui permet de demeu­rer le môme de quinze ans qui gratte sa guitare dans sa chambre. Mais Calo a appris en tenir la bride à ses élans méga­los ou régres­sifs.
 
La claque, celle qui lui a vrai­ment permis de gran­dir, ce n’est pas celle que lui donnaient ses profs et qui rendait sa mère folle de rage, mais celle qu’il s’est pris, en 2007, avec l’échec de son album Pomme C, sa sépa­ra­tion avec Hortense, et la dépres­sion qui s’en est suivie…
Il l’a reconnu plus tard :
 
« A cette époque, je suis devenu con et insup­por­table avec mon entou­rage ».
 
La trempe d’un battant, il a pour­tant passé le cap de la quaran­taine droit dans ses bottes de héros de la scène. En amour, il a recons­truit avec la paro­lière Marie Bastide, qui lui a donné un héri­tier mâle, il y a presque neuf mois.
Au travail, ses amis les plus fidèles s’ap­pellent, du côté des fantômes, Barbara (la chan­teuse l’avait repéré à ses débuts au sein du groupe Les Charts) et, du côté des vivants, Françoise Hardy (qui l’a solli­cité pour son dernier album, L’amour fou) ou encore Jean-Jacques Gold­man (crédité dans le livret des Feux d’ar­ti­fices comme dans celui de L’em­bel­lie, précé­dent album de Calo). Vieillir avec toi, le disque qu’il a composé pour Florent Pagny, l’an­née dernière, a connu un succès critique et popu­laire.
Nul hasard.
 
« Un jour, Salva­tore Adamo m’a appris que mon prénom ne venait pas d’Ita­lie, mais de Grèce, s’est souvenu Calo­gero, toujours auprès du Nouvel Obser­va­teur, il y a quelques semaines. Il signi­fie “beau vieux”, autre­ment dit sage ».
 
Moteur !
 
 
 
La Rédaction | mardi 16 septembre 2014 à 15:25

La Rédaction

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My name is Danièle...

Hypersensible, hyperémotive, je suis une écorchée vive. Franche et sincère, l'injustice, la malhonnêteté, le mensonge me révoltent... Point fort : courageuse. Point faible : l'affectif est mon talon d'Achille ! Mes refuges : le beau, l'élégant, le rare, le précieux, l'amitié, le partage... La nature, les animaux...

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