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La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

RV sur le blog d'une curieuse ! Curieuse de TOUT ! Tout m'intéresse ! Difficile à gérer ! Esthète, aussi, je vais spontanément vers les arts (peinture, sculpture, dessin, photo, la danse classique et l'opéra passionément !...) Mais, les sujets de société, notre alimentation, notre santé, le règne animal, l'environnement m'interpellent tout autant ! Et puis, j'ai mes révoltes !... )

Publié le par Danièle
Publié dans : #PSY..., #SANTE - BEAUTE - BIEN-ÊTRE

Votre partenaire est colérique ? Fatiguée par ses crises, vous cherchez une solution ?...

 

S'énerver

Une personne colérique est avant tout une personne qui a mal. "Elle tente de façon maladroite de diminuer sa souffrance en s’en prenant aux autres, et en leur reprochant de souffrir à cause d’eux" explique Sylvie Protassieff, psychologue et psychanalyste. Et ce, même si les véritables raisons de sa douleur sont tout autre.
 
Lors d’une crise de colère, "la personne n’est pas dans le rationnel, décrit la psychologue Vanina de Touchet. Ce n’est pas le moment pour un échange de qualité".
Mieux vaut alors rester calme, y compris si le partenaire est en désaccord avec le colérique. S’énerver à son tour n’apportera rien de bon.
Toutefois, "le partenaire peut réagir de façon plus affirmée, quand les attaques sont particulièrement virulentes, et considérées par lui comme injustifiées" précise Sylvie Protassieff.

 

 

Accepter d'être la victime

Si dans un premier temps, se poser en victime peut permettre d’apaiser les tensions, très vite, cette réaction peut devenir  préjudiciable au couple. Jouer la victime revient à "entrer dans le jeu du conjoint", précise Vanina de Touchet.
Pour la psychologue, agir de la sorte ne permet pas de "désamorcer la décharge agressive sur le moment, ni d’évoluer vers un échange de meilleure qualité dans le temps".
"Le partenaire est déjà dans une position de victime lorsqu’il est face au colérique, ajoute Sylvie Protassieff. Et c’est probablement cette posture de victime qui a permis au colérique de développer sa colère."
En résumé, se montrer faible laisse plus d’espace au colérique.

 

 

Se taire

Lorsque la crise est passée, le conjoint colérique se sent beaucoup mieux, soulagé.
"Parfois, il a même jusqu’à oublié ce qu’il a fait ou dit" explique Sylvie Protassieff. A ce moment-là, il est alors possible de revenir sur les évènements précédents. Mais attention, pour que cela soit utile, "il faut que le partenaire soit extrêmement serein" ajoute la psy.
S’il se sent toujours secoué ou blessé par ce que le colérique a pu lui dire, il risque de se montrer maladroit au moment de clarifier la situation. La crise peut alors repartir de plus belle.
 
Pour autant, cette explication est nécessaire. "Le conjoint doit pouvoir mettre des mots sur ses émotions et son comportement" déclare la psychologue Vanina de Touchet. Il convient alors de trouver le bon moment pour se poser calmement et discuter. Selon les couples, il peut s’agir des heures suivant la crise, du lendemain, voire même plus tard.

 

 

L'empêcher de se dépenser

Un conjoint colérique peut trouver dans le sport une façon de canaliser son agressivité sur le court terme.
"Cependant, il ne peut s’agir que d’une aide, et non d’une résolution du problème", précise la psychologue Ariane Suisse. En faisant du sport, le conjoint colérique peut trouver une raison de ne pas régler les causes réelles de ses colères. Il lui sera alors beaucoup plus difficile d’apprendre à contrôler ses émotions.
 
"Le sport n’est pas la seule piste à explorer" ajoute Sylvie Protassieff, psychologue. Certaines personnes enclines à des excès colériques pourront préférer s’exprimer à travers une activité artistique comme le théâtre, la peinture, l’écriture ou tout simplement dans des activités du quotidien telles que le bricolage ou le jardinage.

 

 

Accepter les colères

Quelles soient accompagnées de cris, d’insultes, d’objets cassés... les crises de colère ne doivent pas être acceptées. Chaque attaque est semblable à un traumatisme pour le partenaire, à une certaine violence physique.
"Si le colérique casse ou détériore des objets auxquels son partenaire tient, cela s’apparente à un viol" précise Sylvie Protassieff. Poser des limites est alors nécessaire. Pour cela, faire appel à un psychologue peut aider à les trouver dans le calme et en terrain neutre.
 
De plus, "des études ont montré que la violence "mineure", si elle est acceptée, tend à s’aggraver", ajoute la psychologue Ariane Suisse. Il est donc important pour le partenaire de réagir tout de suite lors d’excès d’agressivité.
"Plus le mécanisme s’installe et plus il est compliqué de retrouver un fonctionnement de couple sain", résume Vanina de Touchet.

 

 

Rester quoi qu'il arrive

Lors d’une crise, le conjoint colérique aura tendance à vouloir blesser son partenaire, par des mots ou des gestes violents, afin de minimiser ses propres souffrances.
Dans ce cas, prendre de la distance en sortant de la pièce par exemple est "la décision la plus sensée qu’on puisse prendre", juge Ariane Suisse, psychologue, qu’il s’agisse du colérique ou du partenaire.
 
Mais "si c’est le partenaire qui sort, il doit le verbaliser et dire : "Je vois qu’on ne peut pas se parler calmement pour le moment, je ne veux plus entendre ce que tu es en train de me dire, je sors un moment" " conseille Sylvie Protassieff.

 

 

L'empêcher de s'exprimer

Il est difficile de conseiller un conjoint colérique lorsqu’il est en pleine crise. Mais lorsqu’il accepte de se remettre en question, il peut être intéressant pour lui de se munir d’une feuille et d’un stylo pour écrire les motifs de son agressivité.
"Ecrire peut être une chose positive, dans la mesure où cela permet au colérique de prendre de la distance avec ce qui l’agite, de mettre des mots, pas uniquement de jeter tout ce qui lui passe par la tête pour blesser l’autre" explique Sylvie Protassieff.
 
Toutefois, "cela ne suffira pas à éviter les crises, précise Vanina de Touchet, psychologue, mais permettra une amélioration avec le temps".

 

 

Avec l'âge, ça s'améliore ?

En vieillissant, un conjoint colérique gagne en maturité émotionnelle… mais seulement si les expériences qu’il a vécues le lui permettent.
 
Ainsi, chez certains, les colères vont se calmer au fil du temps. Pour d’autres par contre, "les éclats de colère sont une stratégie gagnante et leur permettent d’obtenir ce qu’ils veulent", décrypte Ariane Suisse. Dans ce cas, aucune chance de constater une amélioration avec l’âge. En effet, en vivant depuis longtemps aux côtés d’un partenaire qui accepte tout, ils ne seront pas tentés et n’auront aucune raison, dans leur propre intérêt, d’améliorer leur caractère.

 

 

Sources

Remerciements à :
- Sylvie Protassieff, psychologue et psychanalyste (sylvieprotassieff.blogspot.com)
- Vanina de Touchet, psychologue et psychothérapeute (psychologue-psychothérapeut-paris75.fr)
- Ariane Suisse, psychologue (therapie-familiale-grenoble.com)

 

 

 

 

Publié par Sarah Frise, rédactrice santé
et validé par Sylvie Protassieff, psychologue et psychanalyste
le Mardi 16 Septembre 2014

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My name is Danièle...

Hypersensible, hyperémotive, je suis une écorchée vive. Franche et sincère, l'injustice, la malhonnêteté, le mensonge me révoltent... Point fort : courageuse. Point faible : l'affectif est mon talon d'Achille ! Mes refuges : le beau, l'élégant, le rare, le précieux, l'amitié, le partage... La nature, les animaux...

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