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La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

RV sur le blog d'une curieuse ! Curieuse de TOUT ! Tout m'intéresse ! Difficile à gérer ! Esthète, aussi, je vais spontanément vers les arts (peinture, sculpture, dessin, photo, la danse classique et l'opéra passionément !...) Mais, les sujets de société, notre alimentation, notre santé, le règne animal, l'environnement m'interpellent tout autant ! Et puis, j'ai mes révoltes !... )

Publié le par Danièle
Publié dans : #RETROMANIA, #HISTOIRE, #CULTURE ET POESIE..., #LA GAZETTE DES ARTS, #AFFICHES & PUBS

Cannes... avec 7 ans de retard !

Le 1er septembre 1939, jour prévu pour l'inauguration du Festival du cinéma de Cannes, le Führer envahit la Pologne.

 

 

C'est à croire qu'Adolf Hitler n'aime pas le cinéma : il choisit précisément le 1er septembre 1939 pour lancer ses panzers sur la Pologne, le jour prévu pour l'inauguration du premier Festival de Cannes !
 
Philippe Erlanger, directeur de l'Association française d'action artistique, à l'origine du festival, est désespéré. [...]
 
 
[...] L'inauguration est d'abord reportée de dix jours, puis de quinze. Le festival est reprogrammé à Noël, puis en février. Pâques est sa dernière chance.
 
Mais Hitler, ayant eu vent de l'affaire, envahit la France en mai. Erlanger est contraint de déposer définitivement les armes... Pour autant, il ne désespère pas. Il se planque, survit à la guerre. Dès les armes et Hitler enterrés, il se remet à l'ouvrage.
 
C'est ainsi que, le 20 septembre 1946, le Festival de Cannes frappe enfin les trois coups.[...]
 
[...] Philippe Erlanger est né en 1903 dans une riche famille de banquiers juifs ayant fait fortune durant le Second Empire. Pourtant, le jeune Erlanger n'est pas intéressé par la banque. Lui, c'est un artiste. À 24 ans, il entre au service d'action artistique des Beaux-Arts. En 1938, son ministère l'envoie assister au Festival de cinéma de Venise qui se tient depuis 1932.
 
Le jeune garçon est affreusement scandalisé par le palmarès, qui récompense deux films de propagande fasciste :
"Les Dieux du stade" de Leni Riefenstahl et "Luciano Serra, pilote" de Goffredo Alessandrini.
Erlanger revient à Paris en se promettant de tout faire pour créer en France un festival international digne de ce nom.
 
 
À force de remuer ciel et terre, appuyé par le ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts Jean Zay, il parvient à ses fins. Louis Lumière accepte la présidence du festival. De nombreux pays ont promis d'envoyer des films. Cannes propose son casino, les chemins de fer s'engagent à transporter gratuitement les stars et les jurés. Bref, tout est prêt pour faire la fête sur la Croisette quand, patatras, ce mauvais joueur d'Hitler en décide autrement.
 

Une France dévastée

 
Dès 1945, quand le fracas des armes se tait, Erlanger est de nouveau sur le pont. Il convainc le gouvernement provisoire de se lancer dans cette nouvelle bataille, car d'autres villes à l'étranger envisagent également de créer un festival de cinéma :
Monte-Carlo, Bruxelles, Bâle et d'autres...
 
Dès le 13 juillet 1945, le comité du Festival international de Cannes se réunit dans l'espoir d'une programmation à l'automne. Peine perdue, la France est dévastée et exsangue financièrement.[...]
 
[...] Par exemple, le casino de Cannes montre encore d'affreuses blessures de guerre et tous les hôtels de la ville sont occupés par les GI en convalescence.
Erlanger doit repousser le Festival de six mois, jusqu'au printemps suivant. Mais c'est encore trop tôt. La France panse ses plaies et les pays européens ne sont pas prêts pour envoyer des délégations. Ce sera donc pour l'automne.
 
Une catastrophe, car c'est à ce même automne que la Biennale de Venise a prévu de se relever.
Pas question de se faire griller par un pays qui a perdu la guerre et dont le cinéma s'est mis au service du fascisme. Alors, Erlanger saute dans un avion pour trouver un terrain d'entente avec les Italiens. Il exige que la Mostra 1946 ne soit plus qu'un simple festival national sans grand prix. À la rigueur, les meilleurs films auront droit à une médaille d'or.
Il demande également que la Mostra soit retardée pour se dérouler après le Festival de Cannes.
Un contrat est signé entre les deux parties. Erlanger rentre à Paris, rassuré. Il a tort, car les Italiens ne sont pas disposés à se faire marcher dessus par des Français.
Peu après, ils annoncent que leur festival ouvrira, comme prévu, le 30 août.[...]
[...] Erlanger repart pour Rome.
 

Compromis

 
On discute franchement, sans faire de cinéma. Un compromis est trouvé. Cette année, Cannes conserve l'exclusivité d'une dimension internationale, mais, l'an prochain, ce sera au tour des Italiens.
Du coup, il n'est pas gênant que la Mostra, à vocation purement nationale, ouvre le 31 août, avant Cannes. C'est ainsi que le premier Festival international de Cannes ouvre ses portes le 20 septembre 1946.
 
 
Le ministre du Commerce s'exclame avec fierté devant la foule d'invités :
"Je déclare ouvert le premier Festival... de l'agriculture !" Avant de se reprendre piteusement : "... de Cannes".
Les tirailleurs sénégalais de l'infanterie de marine défilent sur la Croisette devant une foule curieuse.
La cantatrice américaine Grace Moore entame la 'Marseillaise'. C'est la fête. De nombreuses vedettes ont fait le déplacement : Michèle Morgan, Édith Piaf, Jean Cocteau et bien d'autres... 
Déjà, les délégations font l'assaut des réceptions.[...]
 
[...] Entre deux réceptions mondaines, des projections ont lieu. C'est un bordel monstre. Les resquilleurs sont légion, les projections sont émaillées d'innombrables incidents : bobines interverties, quand elles ne sont pas égarées, son absent, projection hors de l'écran... Il faut dire que les projectionnistes qui aident ont été recrutés parmi les jardiniers de la ville.
Quand le film russe "La Prise de Berlin" de Youli Raïzman est interrompu en raison de plusieurs coupures de courant, les Soviétiques crient au sabotage et menacent de se retirer. Les Américains en font autant quand on oublie de projeter une bobine du film d'Hitchcock. Les amerloques et les ruskovs se soupçonnent mutuellement. C'est le vrai début de la guerre froide...
 
Finalement, le jury peut assister à la projection des 45 longs-métrages envoyés par 19 pays. Pas encore de palme d'or à l'époque. Onze films se partagent le grand prix (Le Poison, de Billy Wilder, La Symphonie pastorale de Delannoy, Rome ville ouverte de Rossellini, Brève rencontre de David Lean...).
Celui de la mise en scène revient à René Clément pour "La Bataille du rail", les prix d'interprétation à Michèle Morgan et Ray Milland.
 
Toutes les nations repartent avec un grand prix. Bref, le 5 octobre, tout le monde tombe d'accord pour déclarer que le premier Festival de Cannes est un franc succès.
 
La Mostra de Venise est éclipsée. Philippe Erlanger nage dans le bonheur. Pas pour longtemps. Quand on apprend en France son deal avec les Italiens qui fait du Festival de Cannes un simple événement national en 1947, il s'en prend plein la figure. Le malheureux sera traité de tous les noms.
 
 
Le Point - Publié le - Modifié le 20/09/2014
Par et
 
D'autres affiches anciennes :
 
Festival de Cannes, 67ème. Clap !
Le grand rendez-vous mondial du cinéma, la Mecque des festivals, celui où il faut être vu, qui peut faire et défaire votre popularité de star ou de starlette naissante.
Et, qui dit grand rendez-vous, dit chaque année une nouvelle affiche, forcément artistique . Une liste de créations dans laquelle on voit évidemment l'évolution "graphique" du festival sur ces 69 dernières années, où l'on sent l'importance qu'a pu prendre ce rendez-vous annuel du 7ème art, passant d'un presque simple festival communal au plus grand 'pince-fesses' de l'année !
Source : Topito
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Festival de Cannes 1948
Le festival n'a pas eu lieu cette année, officiellement pour des raisons budgétaires.
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Festival de Cannes 1950
Le festival n'a pas eu lieu cette année, officiellement pour des raisons budgétaires.
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 
Source photos : festival-cannes.fr
 
 

Les années 70 :

 

Source photos : festival-cannes.fr

 

Source photos : festival-cannes.fr

 

Source photos : festival-cannes.fr

 

Source photos : festival-cannes.fr

 

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Source photos : festival-cannes.fr

 

Source photos : festival-cannes.fr

 

Source photos : festival-cannes.fr

 

Les années 80 :

 

Source photos : festival-cannes.fr

 

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Source photos : festival-cannes.fr

 

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Source photos : festival-cannes.fr

 

Les années 90 :

 

Source photos : festival-cannes.fr

 

Source photos : festival-cannes.fr

 

Source photos : festival-cannes.fr

 

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Source photos : festival-cannes.fr

 

Les années 2000 :

 

 

Source photos : festival-cannes.fr

 

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Source photos : festival-cannes.fr

 

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Source photos : festival-cannes.fr

 

Source photos : festival-cannes.fr

 

Source photos : festival-cannes.fr

 

Source photos : festival-cannes.fr

 

Source photos : festival-cannes.fr

 

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Source photos : festival-cannes.fr

 

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My name is Danièle...

Hypersensible, hyperémotive, je suis une écorchée vive. Franche et sincère, l'injustice, la malhonnêteté, le mensonge me révoltent... Point fort : courageuse. Point faible : l'affectif est mon talon d'Achille ! Mes refuges : le beau, l'élégant, le rare, le précieux, l'amitié, le partage... La nature, les animaux...

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