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La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

RV sur le blog d'une curieuse ! Curieuse de TOUT ! Tout m'intéresse ! Difficile à gérer ! Esthète, aussi, je vais spontanément vers les arts (peinture, sculpture, dessin, photo, la danse classique et l'opéra passionément !...) Mais, les sujets de société, notre alimentation, notre santé, le règne animal, l'environnement m'interpellent tout autant ! Et puis, j'ai mes révoltes !... )

Publié le par Danièle
Publié dans : #RETROMANIA, #CULTURE ET POESIE...

La guerre de mouvement se poursuit sur les fronts belge, alsacien
et lorrain.
 
En ce 15 août, pendant que l’on inaugure officiellement – mais en toute discrétion – le canal de Panama qui a apporté son lot de scandales, la guerre de mouvement se poursuit sur les fronts belge, alsacien et lorrain.
 
Dans la nuit du 14 au 15 août 1914, des soldats allemands incendient le village de Bourtzwiller, au nord de Mulhouse. Sous le prétexte que des civils auraient tiré sur eux, les soldats teutons assassinent un premier civil alsacien et exécutent un peu plus tard, sans jugement, cinq otages.
 
À Dinant, une ville belge située sur la rive est de la Meuse à quelques encablures de Givet, les troupes françaises (éléments du Ie et du IIe corps d’armée) font face aux troupes allemandes de la IIIe armée. Les forces en présence sont principalement pour la France : le 148e régiment d’infanterie (RI) et le 3e bataillon du 33e RI. Se grefferont bientôt le 8e RI puis le 73e RI qui appuiera le 8e RI.
Côté allemand, les 12e bataillon de chasseurs de Freyberg, 11e bataillon de Garde-Schützen et 13e bataillon de Garde-Jäger ont fourbi leurs armes.
 
À 5 h 45, l’artillerie allemande, en position sur un mamelon tout proche (à l’ouest de Sorinnes), tire un premier coup. Un quart d’heure plus tard, les batteries à cheval du 5e régiment d’artillerie allemand font pleuvoir une avalanche d’obus de 77 sur la citadelle de Dinant et, profitant de ce barrage, l’armée impériale avance son infanterie pour commencer à garnir le plateau à l’est de la citadelle.
Le bataillon du 33e RI a l’ordre de tenir. Il subit de nombreuses pertes. C’est à ce combat que le lieutenant de Gaulle (23 ans) qui appartient à ce régiment, est blessé au péroné. Évacué et hospitalisé, il passe sa convalescence à Cognac. Il ne rejoindra le front qu’en octobre.
 
Après des combats acharnés, les troupes impériales parviennent vers 10 h 45 aux murailles extérieures. À 11 heures, le général Deligny commandant la 2e division d’infanterie ordonne au 27e régiment d’artillerie de campagne de se mettre en batterie.
Mais il est trop tard. Moins d’une heure plus tard, les obus allemands tombent sur le centre-ville, éventrant de nombreuses maisons et le Grand Hôtel des Postes.
 
Les Français évacuent Dinant. Mais le général Franchet d’Espèrey, commandant le 1er corps d’armée, demande de reprendre la ville. Les troupes françaises (33e et 148e RI) renforcées par les 27e RAC, 8e RI et 73e RI parviennent à atteindre le faubourg Saint-Médard vers 16 heures.
« Le drapeau allemand est abattu aux acclamations de la population, qui chante la Marseillaise », rapportent les témoins de l’époque. À la citadelle, les Français font une vingtaine de prisonniers. La tentative de von Richthofen de déboucher au-delà de la Meuse a échoué.
 
Toujours en ce samedi 15 août, deux autres actions sont à signaler : premièrement, deux avions français pilotés par le lieutenant Cesari et le caporal Prudhommeau survolent Metz et jettent des bombes sur le hangar des zeppelins ennemis.
Secondement, il est environ 17 h 20 lorsqu’un obus tiré par le canon surnommé « Grosse Bertha » s’écrase sur la poudrière du fort de Loncin (Belgique), qui était bombardé depuis trois jours.
Les douze tonnes de poudre qui s’y trouvent s’embrasent, explosent, causant la mort de 350 soldats, sur les 550 qui étaient en garnison à Ans.
 
 
 
14.08.2014
Henri Saint-Amand
15 août 1914 : de Gaulle aux combats de Dinant

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My name is Danièle...

Hypersensible, hyperémotive, je suis une écorchée vive. Franche et sincère, l'injustice, la malhonnêteté, le mensonge me révoltent... Point fort : courageuse. Point faible : l'affectif est mon talon d'Achille ! Mes refuges : le beau, l'élégant, le rare, le précieux, l'amitié, le partage... La nature, les animaux...

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