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La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

RV sur le blog d'une curieuse ! Curieuse de TOUT ! Tout m'intéresse ! Difficile à gérer ! Esthète, aussi, je vais spontanément vers les arts (peinture, sculpture, dessin, photo, la danse classique et l'opéra passionément !...) Mais, les sujets de société, notre alimentation, notre santé, le règne animal, l'environnement m'interpellent tout autant ! Et puis, j'ai mes révoltes !... )

Publié le par Danièle Chauvet
Publié dans : #CULTURE ET POESIE..., #LA GAZETTE DES ARTS, #RETROMANIA

 ...ville spectacle.

 

Jusqu’au 17 août, le Petit Palais offre une rétrospective consacrée à la capitale lors de la première Exposition universelle du XXe siècle.



On n’aurait pas pu trouver écrin plus à propos pour se replonger dans l’atmosphère de l’Exposition universelle de 1900 :
le Petit Palais, qui compte parmi les joyaux architecturaux construits pour ces festivités, accueille jusqu’au 17 août l’exposition « Paris 1900, La Ville spectacle ».
L’accrochage réunit plus de 600 œuvres – peintures, objets d’art, costumes, affiches, photographies, films, meubles, bijoux, sculptures… – évoquant le faste et la sensualité de la Belle Époque.
Scénographié par Philippe Pumain (architecte de la rénovation du cinéma Louxor), le parcours s’articule en six « pavillons » thématiques. On pénètre ainsi dans « Paris, vitrine du monde » comme dans une rue couverte…
 
Inaugurée le 15 avril 1900, l’Exposition a suscité des travaux qui marquent l’urbanisme.
La manifestation s’étend sur 120 hectares et accueille pas moins de 51 millions de visiteurs en quelques mois.
L’Art nouveau marque l’époque. Plus tard baptisé « style 1900 », le courant cultive la courbe « en coup de fouet » et s’inspire des formes présentes dans la nature.

 


Cézanne, Monet, Renoir à l’affiche

La sculpture de Mucha, baptisée « La Nature », justement, fut présentée dans la section autrichienne de l’Exposition. Ce bronze doré et argenté montrant une femme à la poitrine offerte fut souvent considéré comme un portrait de Sarah Bernhardt ou de Cléo de Mérode.
Consacrés aux Beaux-Arts, les Petit et Grand Palais accueillirent notamment une rétrospective de la production artistique française des années précédentes.
 
Dans le pavillon « Paris, capitale des arts », une grande salle de salon affiche les gloires impressionnistes (Cézanne, Monet, Renoir, Pissarro, Vuillard) face aux académiques encore en vogue (Gérôme, Bouguereau ou Gervex).
Rodin est en plein triomphe. « Amour et Psyché » trône dans le petit espace qui lui est consacré :
vers 1885, le sculpteur a détourné le mythe grec pour en faire une icône érotique. L’illusion de la chair est confondante. En lieu et place de la Marianne initialement prévue, la porte monumentale de l’Exposition universelle fut surmontée d’une figure de « Parisienne » habillée par Jeanne Paquin et sculptée par Paul Moreau-Vauthier.

 


Plaisirs de la nuit

C’est dire si ce personnage féminin constitue un archétype ; il inspire la quatrième partie de la visite.
Les plus beaux trésors du musée Galliera y sont mis en lumière, à l’image d’une cape de soirée que la comtesse de Greffulhe (inspiratrice du personnage de la duchesse de Guermantes de Marcel Proust) fit confectionner par Worth.
 
Avec la modernisation de l’éclairage public, la nuit prend une nouvelle dimension.
Cet univers sent les plaisirs et le soufre, Toulouse-Lautrec en devient le chroniqueur attitré. Fasciné par l’opéra-comique « Chilpéric » d’Hervé, il retourne des dizaines de fois admirer la danseuse Marcelle Lender au Théâtre des Variétés.
Sarah Bernhardt et Yvette Guilbert sont à leur apogée. Les demi-mondaines aussi.
Dans le dernier pavillon « Paris en scène », on reconnaît la belle Liane de Pougy posant à la croisée centrale du Pré Catelan dans un fascinant tableau de Gervex.
 
Nous sommes en 1909, le siècle a commencé.
 
 
Relaxnews
© Paris, Musée Carnavalet / Roger-Viollet

© Paris, Musée Carnavalet / Roger-Viollet

Affiche de l’Exposition Universelle, Palais de l’optique, 1900.

L’Exposition universelle de 1900 a suscité des travaux qui marquent l’urbanisme parisien.
La manifestation s’étend sur 120 hectares et accueille pas moins de 51 millions de visiteurs.
 
 
 
© Paris, Musée Carnavalet / Roger-Viollet

© Paris, Musée Carnavalet / Roger-Viollet

Henri Gervex, Une soirée au Pré Catelan, 1909.

Huile sur toile, 217 x 318 cm.
Dans le dernier pavillon « Paris en scène », on reconnaît la belle Liane de Pougy posant à la croisée centrale du Pré Catelan dans un fascinant tableau de Gervex.
Nous sommes en 1909, le siècle peut commencer.
 
 
 

 

© Bridgeman Giraudon

© Bridgeman Giraudon

Henri de Toulouse-Lautrec, Marcelle Lender dansant le boléro dans Chilpéric, 1895-1896.

Huile sur toile, 145 x 149 cm,
National Gallery of Art, Washington (U.S.A.). Don Betsey Cushing Whitney, 1990.
Fasciné par l’opéra-comique « Chilpéric » d’Hervé, Toulouse-Lautrec retourne des dizaines de fois admirer la danseuse Marcelle Lender au Théâtre des Variétés.
 
 
 

 

© Karlsruhe, Badisches Landsmuseum

© Karlsruhe, Badisches Landsmuseum

Mucha, La Nature, 1899-1900.

Bronze doré et argenté, 70,7 x 30 x 32 cm.
La sculpture de Mucha, baptisée « La Nature », incarne l’Art nouveau. Ce bronze doré et argenté montrant une femme à la poitrine offerte fut souvent considérée comme un portrait de Sarah Bernhardt ou de Cléo de Mérode.
 
 
 
© Patrick Pierrain / Galliera / Roger-Viollet

© Patrick Pierrain / Galliera / Roger-Viollet

Charles Frédéric Worth, Cape, vers 1895.

Cape du soir de la comtesse Greffulhe, née Élisabeth de Caraman-Chimay (1860-1952), coupée dans un caftan de Boukhara offert par le tsar.
Les plus beaux trésors du musée Galliera sont mis en lumière, à l’image d’une cape de soirée que la comtesse de Greffulhe (inspiratrice du personnage de la duchesse de Guermantes de Marcel Proust) fit confectionner par Worth.
 
 
 

 

© Paris, Petit Palais / Roger-Viollet

© Paris, Petit Palais / Roger-Viollet

Auguste Rodin, Amour et Psyché, vers 1885.

Marbre, 25 x 65 x 41,5 cm.
Rodin est en plein triomphe. « Amour et Psyché » trône dans la petite salle qui lui est consacrée :
vers 1885, le sculpteur a détourné le mythe grec pour en faire une icône érotique.
 
 
 
 
« Paris 1900, La Ville spectacle »
 
Jusqu’au 17 août 2014
 
 
Petit Palais,
avenue Winston-Churchill, 75008 Paris.
 
Du mardi au dimanche de 10 h à 18 h.
Nocturne le jeudi jusqu’à 20 h.
 
Tarifs : 5,50 – 11 €.

 

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My name is Danièle...

Hypersensible, hyperémotive, je suis une écorchée vive. Franche et sincère, l'injustice, la malhonnêteté, le mensonge me révoltent... Point fort : courageuse. Point faible : l'affectif est mon talon d'Achille ! Mes refuges : le beau, l'élégant, le rare, le précieux, l'amitié, le partage... La nature, les animaux...

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