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La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

RV sur le blog d'une curieuse ! Curieuse de TOUT ! Tout m'intéresse ! Difficile à gérer ! Esthète, aussi, je vais spontanément vers les arts (peinture, sculpture, dessin, photo, la danse classique et l'opéra passionément !...) Mais, les sujets de société, notre alimentation, notre santé, le règne animal, l'environnement m'interpellent tout autant ! Et puis, j'ai mes révoltes !... )

Publié le par Danièle Chauvet
Publié dans : #CULTURE ET POESIE..., #RETROMANIA

François Forestier lui a consacré une biographie :

« Un si beau monstre » (Albin Michel)

 

 

Une plongée sans concession dans l’incroyable destin de cet immense acteur, monté très, très haut au firmament d’Hollywood, mais ensuite retombé au plus bas dans le sordide et le pathétique.
 
Bien que François Forestier s’en défende, son « Si beau monstre » paru chez Albin Michel est bien une biographie.
D’un genre particulier peut-être, à l’opposé d’une hagiographie tant l’auteur dresse un portrait noir d’un homme odieux et tant il ne semble éprouver aucune empathie pour son sujet, mais le récit est chronologique et revient sur les éléments marquants de la vie et la carrière de Marlon Brando.
 
« Un si beau montre » est construit de manière très basique, en deux parties, baptisées Up puis Down, mais qui collent parfaitement à la courbe de vie de Brando.
 
La période faste du Up, depuis son arrivée à New York en 1943, alors qu’il n’a que 19 ans, jusqu’à « Blanches colombes et vilains messieurs », de Mankiewicz sorti en 1955.
Pendant douze ans, Marlon Brando vit une sorte d’état de grâce. Toutes les filles sont à ses pieds, ce dont il profite allègrement au point de coller «la vérole à la moitié de New York», qu’elles soient anonymes ou célèbres comme
Stella Adler, Vivian Leigh, Ursula Andress, Ava Gardner, Rita Moreno, Irène Papas, Marilyn Monroe et même Grace Kelly qui «aurait fait partie de la liste Brando» selon François Forestier.
 
Marlon Brando séduit aussi les hommes et aura de nombreux amants.
Mais dans le même temps, il devient la star de cinéma que l’on connaît avec des films comme Un tramway nommé désir, Viva Zapata !, L’équipée sauvage et Sur les quais.
 
Dans cette effervescence artistique Marlon Brando croise des personnalités comme Elia Kazan et Tennessee Williams, mais aussi, en France, Cocteau, Nadine Trintignant qui l'a bien connu, Roger Vadim ou encore Juliette Gréco, avec laquelle il n'aura pas de liaison.
 
Puis vient la période du down, celle où François Forestier décrit une «star gâtée, manipulateur sordide, personnage toxique, envahi par la graisse et la méchanceté».
 
Il faut dire que Brando engloutit des tonnes de nourritures et de crèmes glacées, devient de plus en plus odieux avec ses partenaires, dans sa vie personnelle et professionnelle.
Paradoxalement, c’est à cette époque que Marlon Brando décide de se marier.
Une première fois avec Anna Kashfi, qui lui donnera un garçon, Christian, puis avec Movita Castaneda et enfin Tarita Teriipaia, une Tahitienne rencontrée sur le tournage des Révoltés du Bounty et mère de Cheyenne.
 
A part avec quelques chefs d’œuvres comme Le Parrain et Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, et le sulfureux Dernier tango à Paris de Bernardo Bertolucci, Brando ne tourne plus que dans des films mineurs.
Sa vie commence à ressembler de plus en plus à un vaste champ de ruine qui trouve son point d’orgue avec les drames de ses enfants.
 
En 1990, Christian tue Drag, le compagnon de Cheyenne, et se voit condamné à une peine de prison.
Cheyenne se suicide en 1995.
 
Brando meurt seul en 2004, à 80 ans, dans sa maison de Los Angeles.
 
Dans chacune des parties d’ « Un si beau monstre », François Forestier raconte la vie de Brando dans un style très original, vif et imagé.
La scène d’ouverture du premier chapitre, où l’auteur raconte avec un incroyable souci du détail le parcours de la balle qui a tué Drag, vaut à elle seule le détour.
Il ne s’appesantit pas sur la totalité de la vie de l’acteur, choisit des moments, multiplie les anecdotes, les personnages, les situations, et brosse avec légèreté le portrait d’un être odieux.
 
Une légèreté qui rend plutôt agréable la lecture de la vie de cet homme qui n'inspire aucune sympathie.
Brando était véritablement un monstre.
 
Un monstre de cinéma, qui a joué de grands rôles et que l'on a souvent qualifié de «meilleur acteur du monde», mais surtout un monstre tout court.
 
 

 Jean-Christian Hay

 
*** *** ***

 

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My name is Danièle...

Hypersensible, hyperémotive, je suis une écorchée vive. Franche et sincère, l'injustice, la malhonnêteté, le mensonge me révoltent... Point fort : courageuse. Point faible : l'affectif est mon talon d'Achille ! Mes refuges : le beau, l'élégant, le rare, le précieux, l'amitié, le partage... La nature, les animaux...

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