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La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

La Gazette de Danièle : Des idées et des Arts...

RV sur le blog d'une curieuse ! Curieuse de TOUT ! Tout m'intéresse ! Difficile à gérer ! Esthète, aussi, je vais spontanément vers les arts (peinture, sculpture, dessin, photo, la danse classique et l'opéra passionément !...) Mais, les sujets de société, notre alimentation, notre santé, le règne animal, l'environnement m'interpellent tout autant ! Et puis, j'ai mes révoltes !... )

Publié le par Danièle Chauvet
Publié dans : #LA DANSE...
Composée d’une trentaine de danseurs pour la plupart afro-américains, la compagnie présente diverses pièces de son répertoire en montrant un visage joyeux, drôle et physique de cet art qui nécessite une discipline de fer.
 
 
La compagnie créée en 1958 a posé ses valises à Paris , en  juillet 2012.L’occasion de (re) découvrir un art souvent jugé élitiste, et surtout une incroyable troupe fidèle aux valeurs de son défunt créateur.
 
Dans l’univers de la danse, il existe un pont situé entre la planète du ballet classique, spirituelle, élitiste, grave, représentée par l’illustre Vaslav Nijinski, et celle de la pop, légère, sexy et rebelle, incarnée par Michael Jackson.
 
Un pont créé en 1958 par le chorégraphe noir américain Alvin Ailey, décédé en 1989, dont l’idée était de rendre l’art de la danse accessible à n’importe quel individu, quelle que soit son origine sociale et culturelle.
Un sacré pari pour une Amérique à peine sortie, à l’époque, de la ségrégation et qui se gargarisait des "claquettes" d’hommes blancs soulevant des canotiers.
Mais un pari réussi, puisque la compagnie Alvin Ailey est aujourd’hui reconnue à travers le monde entier, répondant aux invitations des Obama à la Maison Blanche comme aux Étés de la danse, au théâtre du Châtelet à Paris.

 

Une reconnaissance due notamment à 'Revelations', le ballet mythique et extrêmement joyeux d’Alvin Ailey, qui prend son inspiration dans le blues, le gospel et les negro spirituals et qui trouve encore écho dans la société actuelle :
«Ce que voulait Alvin Ailey, c’était parler d’espérance, de confiance en l’avenir et montrer que quelles que soient nos difficultés, pas seulement celles liées à une ethnie, mais aussi celles liées à son environnement professionnel, familial, il y a toujours la possibilité de s’en sortir» explique Robert Battle, le directeur artistique de la compagnie depuis 2010, précisant que «La condition humaine est au cœur des thèmes de la compagnie».

 

De fait, dans 'Minus 16', une vingtaine de danseurs en costumes cravate explosent en ordre de bataille et jettent leurs vêtements au sol, ressemblant farouchement à une bande de collègues de bureau décidé à s’affranchir de ses peines, le tout sur un rythme de plus en plus soutenu, parfois crié, très entraînant.
«C’est physiquement très intense» avoue de sa voix douce le directeur artistique, qui a succédé à Judith Jamison (classée par le magazine Time parmi les personnalités les plus influentes du monde) sans perdre ses particularités :
«Judith disait qu’elle ne marchait pas dans les pas d’Alvin Ailey, mais qu’elle se mettait sur ses épaules. Eh bien, je dirais la même chose! D’autant que je chausse du 47, alors entrer dans les chaussures de quelqu’un, c’est difficile pour moi!» rigole Robert Battle.

 

Sa touche personnelle, il l’a apporté grâce à ses notions sérieuses de piano et de karaté.
Ces deux disciplines lui ont permis notamment de créer le ballet Takademe, où un danseur solo effectue des gestes proches du dessin animé sur un texte empli d’onomatopées chantées.
« C’est un peu ridicule parfois, mais ça fait rire le public parce qu’il ne s’attend pas à cela » ajoute le chorégraphe.
 
La surprise, telle est le maître mot de l’ensemble des ballets où se mélangent la danse classique et des expressions corporelles modernes, tel le hip hop comme c’est le cas dans «Home». Un ballet qui pourrait s’apparenter à une comédie musicale (sans les chansons).
 
«C’est ce qu’on appelle de l’ «Entertainment».
Nous avons été un peu critiqué pour cela, je n’y vois pourtant aucun problème. Nous avons toujours un engagement politique, mais à partir du moment où on s’exprime en levant la jambe derrière l’oreille, il faut admettre que la danse, c’est du spectacle! Merce Cunningham l’avait compris lui aussi» se défend avec humour Robert Battle, qui a profité de cette invitation au théâtre du Châtelet pour découvrir Paris...
 
...et apprendre quelques nouvelles recettes de cuisine, son seul moyen de détente absolue après la danse.

 

 

 

Sarah Merlino

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My name is Danièle...

Hypersensible, hyperémotive, je suis une écorchée vive. Franche et sincère, l'injustice, la malhonnêteté, le mensonge me révoltent... Point fort : courageuse. Point faible : l'affectif est mon talon d'Achille ! Mes refuges : le beau, l'élégant, le rare, le précieux, l'amitié, le partage... La nature, les animaux...

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